ADN
Alexandra David Néel

PRESSE

La vibration d'amour résonne sur scène

Alexandra David Néel d'abord cantatrice, puis exploratrice du Tibet et de l'Asie, journaliste, écrivain, est morte centenaire le 8 septembre 1969. 1ère femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, elle a appris le sanskrit et le tibétain ancien.
C'est elle qui a importé le bouddhisme en Europe. Marianne Zahar a choisi de la représenter dans un spectacle qui est loin de laisser indifférent.
Au moyen d'un texte astucieux et instructif qui mêle spiritualité et science, elle nous révèle quelques-uns des secrets de cette grande dame qui quelque part a contribué à la libération de la femme.
Ainsi entrons-nous d'un côté dans une explication du monde de la physique quantique avec de sérieux personnages comme Max Planck et Albert Einstein. Et de l'autre dans les sphères de la méditation profonde où réside le secret d'abandonner toute pensée imaginative et les semences qui les engendrent. Marianne Zahar qui joue adroitement avec sa voix et son corps nous guide vers le chemin de l'amour absolu sans l'existence du bien ni du mal. La vibration d'amour résonne sur scène, et l'on est profondément touché.
Cette actrice également metteur en scène a ressenti cette création comme un besoin, une nécessité. " J'ai juste eu l'impression d'avoir été à l'écoute du plus profond de moi-même, en y cherchant sinon une réponse, du moins une ouverture.
Et l'on peut dire que cette recherche de quête intérieure se révèle contagieuse.
On n'a qu'une envie se plonger dans les arcanes de la pensée d'Alexandra David Neel pour mieux entrer en nous-même..
Agnès Figueras-Lenattier

Paris14.info - le 04/05/2015

Mi-penseuse mi-chamane

Alexandra David-Néel, comme nous y invitent ses initiales, fait-elle partie de l’ADN de notre temps ? C’est, en tout cas, l’avis de Mariane Zahar que l’on connaissait comme actrice mais non comme auteur, avant qu’elle écrive ce spectacle si particulier et si à rebours des modes intellectuelles.
Alexandra David-Néel (1868-1969) fut une grande orientaliste française, mais pas seulement une femme de pensée. Elle voyagea beaucoup, se montra l’égale des hommes, ou quelqu’un qui leur était supérieur, en un temps où le sexe mâle détenait et gardait tous les pouvoirs.
Femme de légende, aventurière bourlingueuse, elle dialoguait avec les grands penseurs bouddhistes et fut la première Européenne à pénétrer, au Tibet, dans la ville de Lhassa, pourtant interdite aux visiteurs de sexe féminin.
Mariane Zahar lui donne la parole : l’occidentale folle de l’Orient se raconte et fait des rapprochements entre les théories bouddhistes et les pensées scientifiques d’Einstein et de Planck. Les Bouddhistes n’ont-ils pas une vision de l’univers fort proche des découvertes de la théorie quantique ? Ainsi la spiritualité et la recherche se rejoignent. Ce qu’on peut mettre en cause dans l’excellent spectacle de Mariane Zahar, c’est le parti pris de la conférence. Le personnage d’Alexandra Davis-Néel, tel qu’il est réinventé, s’adresse aux spectateurs pour les convaincre et pour les inviter à rejoindre son système de pensée. On aurait préféré, peut-être, un personnage qui s’exprime dans sa solitude, sans pédagogie, sans militantisme, dans un tournoiement hors du temps.
Mais Mariane Zahar sait donner à l’héroïne une présence intense, une complexité où s’additionnent le caractère d’une femme quotidienne et pourtant exceptionnelle, l’audace d’une pensée aventureuse et les fulgurances d’une chamane. D’abord assise en tailleur, l’actrice passe étonnamment de l’immobilité pensive à la mobilité passionnée. Un tel moment, qui pourrait être et sera peut-être discuté par les philosophes de tout bord, vise à être une brèche dans le matérialisme qui nous cerne ou nous conditionne.
La réaction de Mariane Zahar a de l’allure, car son texte est fort comme une pierre lancée contre les certitudes et prend, grâce à son interprétation, une belle forme théâtrale.
Gilles Costaz

WebThéatre.fr - le 11/04/2015

une exploratrice de la vie

Vivez un véritable parcours initiatique le temps d’une soirée,
lors du spectacle ADN au théâtre du Gymnase.

Qu’est ce qu’une exploratrice du début du 20ème siècle aurait à nous dire aujourd’hui ?
Elaboré à partir d’une étude approfondie des textes de la grande Alexandra David Neel, le spectacle ADN est un voyage à travers le temps et l’espace, à la croisée des chemins de la science et de la spiritualité. La vie d’aventure de cette femme hors du commun, morte centenaire, a en effet été marquée par son exploration du Tibet et de l’Asie. Deux cultures qui l’ont fascinée de par leur richesse spirituelle, élargissant sa passion du voyage à sa découverte du cheminement intérieur.
Elle consacra ainsi sa vie à cette soif de compréhension des dogmes religieux et scientifiques.
Sous ses mots, la physique quantique devient philosophie, habilement contextualisée dans notre quotidien. « La matière est une énergie densifiée. Le vide est la forme, et la forme est le vide ; c’est le mouvement qui constitue la forme des objets », raconte-t-elle. Lao Tseu ou Einstein auraient tout autant pu prononcer ces mots...
Et si les thèses des plus grands penseurs scientifiques rejoignaient la sagesse ancestrale bouddhiste ? Les vérités scientifiques sont-elles en nous, au même titre que les réponses spirituelles ?
La méditation aurait-elle le pouvoir de nous les laisser entrevoir ? Parmi ses interrogations, le personnage nous invite aussi à une réflexion sur l’évolution de notre civilisation et sur l’idée de progrès. « Qu’avons nous fait de nos découvertes ? » nous interpelle-t-elle. ADN vous propose ainsi de redécouvrir la matière et l’énergie qui vous composent, au même titre que tout ce qui nous entoure.
Ce monologue, merveilleusement porté par la comédienne Mariane Zahar, nous invite ainsi à une profonde réflexion sur notre temps, ainsi que sur nos vies.

INREES - le 08/04/2015

Un surprise bouleversante

Quel joli théâtre nous découvrons à l’intérieur !
Mais aussi quel merveilleux spectacle !
Ce soir-là y était programmée une création de son auteur interprète :
Mariane Zahar, « ADN Alexandra David-Néel ».
Madame Néel fût notre voisine durant la dernière partie de sa vie, puisqu’elle est décédée à Dignes à l’âge de 101 ans.
Curieux de voir comment cette immense exploratrice allait être présentée, nous étions au rendez-vous et ce fût une surprise bouleversante qui nous y attendait !
Nous n’aurions jamais imaginé être emportés dans des univers aussi extrêmes pour être finalement plongés si proches de nous-mêmes.
Alors que nous pensions assister à un spectacle traditionnel sur la vie de ce grand personnage, la comédienne par son jeu, sur un texte savamment agencé nous mène hors de ce monde illusoire dans lequel nous croyons vivre pour nous révéler que la seule réalité est l’amour.
Tout comme nous, les spectateurs en sont sortis émus et différents.
Ce drôle de « théâtre volant » part ensuite pour le Queyras, courez-y si vous passez par-là courez-y…

Le Dauphiné - le 29/07/2014